Triangle - Ken Follet


7 mai 1977 : un article paru dans le Daily Telegraph soupçonne Israël de s'être emparé d'un navire chargé de 200 tonnes d'uranium... S'inspirant de cette information authentique, Ken Follett, qui a fait une entrée fracassante avec L'Arme à l’œil dans le rang des grands auteurs du roman d'espionnage, a imaginé dans Triangle une aventure passionnante : en 1968, les services secrets israéliens apprennent que l'Egypte est sur le point de posséder la bombe atomique, ce qui serait à coup sûr la fin d'Israël. Il faut donc se procurer de l'uranium. C'est l'agent Nathaniel Dickstein qui va concevoir seul le plan extraordinaire qui lui permettra d'enlever en haute mer cet uranium sans laisser une trace qui puisse permettre d'incriminer sa patrie. Et pourtant... Il a contre lui les redoutables agents du K.G.B., les Égyptiens, les fedayins et, pour seule alliée, une ravissante jeune femme anglo-arabe dont la loyauté n'est pas certaine. 

Editions : Le Livre de Poche
Langue : français    Pages : 345


Ken Follett est l'auteur de deux de mes romans favoris, Les Piliers de la terre et Un monde sans fin. Ce qui m'avait plu, c'était la capacité de l'auteur à décrire le quotidien des gens normaux. Je me suis identifiée aux personnages avec une facilité déconcertante, et ce malgré le fait que l'histoire se passe au Moyen-Âge. L'ambiance de Triangle est très différente. On plonge dans un roman d'espionnage dont le personnage principal est un agent secret israélien. 

Je préfère vous le dire d'emblée, je n'ai pas été transportée par cette histoire. Elle est un peu trop "cliché" je trouve. La querelle entre Israël et le monde arabe est abordée avec plusieurs raccourcis et ça donne l'impression qu'elle se résume à une course pour la bombe atomique. Ken Follett m'avait habituée à plus de précision. Et puis, la belle-jeune-femme-à-la-loyauté-trouble c'est du vu et revu

Mis à part ces petits côtés négatifs, l'intrigue est admirablement ficelée. On comprend bien à quel point le conflit israélien est un élément politique majeur pour la Russie et les Etats-Unis. Le contexte de la guerre froide est très bien décrit, avec ses nombreuses opérations secrètes que le peuple ignore.

J'ai beaucoup aimé le fait que les personnages se soient tous déjà rencontrés, à l'occasion d'une réunion d'étudiants tout à fait banale. Aucun d'entre eux ne s'imagine ce qui va se produire. Au fur et à mesure du roman, on en sait un peu plus sur cette soirée et les liens entre les personnages. 

Nathaniel Dickstein, le personnage principal, est un être torturé, incapable de se remettre de sa captivité durant la deuxième guerre mondiale. J'ai trouvé juste et sensible la manière avec laquelle l'amour lui permet d'accepter son passé. Ken Follet transmet un message d'espoir au travers de ce personnage. Notre passé définit notre avenir mais ne doit pas le contraindre.

Finalement, c'est le style enlevé et vif de l'auteur que j'ai adoré, comme toujours. Sa plume est toujours exactement adaptée aux scènes du roman. Ken Follett a la capacité de nous faire le suivre, peut importe où il veut nous mener. 

Triangle est donc un bon roman d'espionnage, un peu à la "James Bond", mais très bien quand-même. Vous en pensez quoi vous ?

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