La louve et l'enfant (La Moïra tome 1) - Henri Lœvenbruck




Aléa, une jeune orpheline de treize ans, hérite sans le vouloir d'un don étrange et unique qui va la plonger au cœur des conflits politiques et religieux de l'île de Gaelia. Est-elle devenue le Samildanach, annoncé par la légende comme le sauveur des peuples de l'île? Fuyant sa ville natale, Aléa va devoir grandir seule et assumer une vie nouvelle. Elle va découvrir l'amour comme la haine, et elle devra faire face à de nouveaux ennemis. Dans l'ombre, tel le reflet d'un miroir, une louve solitaire vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune orpheline. Leur avenir est encore flou, mais une destinée unique attend la louve et l'enfant...



Editions : J'ai Lu, 2004
Langue : français     Pages : 346




Aujourd'hui, je vous présente le premier tome d'une saga de fantasy qui a marqué ma jeunesse, puisque je l'ai lu à l'âge de 10 ans (oui j'étais une petite lectrice précoce ;) ). J'y reviens aujourd'hui parce qu'après tout ce temps, j'avais simplement oublié quasiment toute l'histoire. Et comme je participe au challenge "Si j'étais un livre... #2", La louve et l'enfant est le livre parfait pour remplir la consigne "je serais une relecture pour le plaisir"


C'est donc avec nostalgie que j'ai repris la saga de Henri Lœvenbruck. Pour cette raison, je ne suis pas tout à fait impartiale dans mon jugement... 

La louve et l'enfant retrace le début de l'aventure d'Aléa et de la louve blanche Imala. Comme tout début de saga, les premières pages sont un peu lentes, puisqu'il faut mettre en place le contexte. Mais très vite, l'intrigue accélère, avec le départ de la jeune fille, qui fuit son village

J'ai trouvé le personnage d'Aléa touchant dans ce premier opus. On la sent complètement dépassée par ce qui lui arrive. Elle n'a que treize ans et elle se retrouve investie d'un pouvoir dont elle ne connait rien et qu'elle ne contrôle pas. Au fur et à mesure du roman, elle apprend à mieux se connaître. Grâce aux rencontres qu'elle fait, elle mûrit beaucoup. Tellement qu'on en vient à oublier que ce n'est qu'une enfant ! Elle prend conscience de ses responsabilités à la fin du livre et on sent que les choses sérieuses vont commencer dans le tome suivant

L'univers de La Moïra correspond aussi exactement à ce que j'aime. Le pays où l'histoire se déroule s'appelle Gaelia et il ressemble beaucoup à l'Angleterre du Moyen-Âge. Premièrement, il s'agit d'une île. Parmi les peuples qui y vivent, on retrouve toutes sortes de créatures : des lutins, des Herilims, des Tuathanns... Un conseil de druides qui vénèrent la Moïra (la chance) veille sur les hommes. On trouve aussi des Chrétiens dans une partie du pays. Un évêque s'est d'ailleurs mis en tête de convertir toute l'île (exactement comme en Angleterre au Moyen-Âge). C'est la première fois que je rencontre des Chrétiens dans un roman de fantasy et même si c'est étonnant, je trouve que cela ajoute de la vraisemblance par rapport à l'Europe moyenâgeuse. Et j'adore tout ce qui a trait à cette époque de l'histoire. 

En ce qui concerne le style du livre, la plume de Lœvenbruck  me parait un peu trop simple ; la lecture est un peu trop facile. Pour cette raison, je conseillerais cette saga plutôt à des adolescents. Mais j'ai tout de même trouvé ma relecture très agréable et je me réjouis de lire la suite. Je l'ai d'ailleurs déjà commencée...   

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